Dimanche 23 mai 2010 7 23 /05 /Mai /2010 23:56

                                    J’ECOUTE…

 

 

Souvent, quand la nuit se fait complice,

J’écoute sa lente montée

Remplacer le jour finissant.

 

J’écoute l’ombre

Me sussurrer

Que le jour n’est pas la fin

Mais sa continuité.

 

J’écoute l’ombre soupirer

Qu’elle est porteuse de l’angoisse

Mêle l’espoir dans la peur.

 

J’écoute la lente montée de l’ombre

Elle porte sur les choses et les êtres

Un apaisement de douceur.

 

Le silence vivant.

Par arcanes971
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Dimanche 23 mai 2010 7 23 /05 /Mai /2010 23:52

                      

 

                  SOLITUDE

 

 

 

 

 

 Vie!

Enigmatique vie

Que nous partageons sans partager

Avec nous , avec les autres;

Que nous côtoyons sans côtoyer,

Usant d’un langage, d’une écriture

Nous personnalisant, nous distinguant

Sous des formes variées.

Sommes-nous devenus aveugles, sourds

Pour en user avec indifférence

Sans souci que nous existons?

 

Les distances se rapprochent,

Les communications sans cesse améliorées,

Nous sommes dans une ère de haute technologie,

Mais elle se signale par un simulacre,

Une gesticulation, le bruit,

Et la masse pesante des technocrates;

Dominés par une angoisse sourde, un sang serré;

La nature elle aussi s‘associe à ce simulacre,

Regret d’un passé révolu… Peut-être.

Nous vivons dans un monde d’opulence relative,

Douillettement assis en une béatitude épanouie,

Nous lovant dans un ronron,

Nous essoufflant pour y parvenir

Gagnant le temps sur le temps,

Conquérant l’espace sur l’espace,

Pour ne trouver qu’une jubilation agonisante,

Dans des fantasmes inavouées.

Nous leurrant sur une vie d’indifférence,

Pour ne modeler des figures pâles de la mort,

La mort elle-même nous singe,

Nous entraîne dans un tourbillon.

Avons-nous la force d’y échapper,

Où même simplement le désir?

Tant la lassitude et la tristesse

Sont le fruit de nos actes erronés.

 

La fragilite de notre conscience

Nous ballotte au gré du vent des médias,

Elle se détache, se déspiritualise,

S’accroche à toutes les bouées de l’imaginaire.

Avons-nous toujours une âme?

Face au robot, à l’intelligence artificielle?

Vous sommes en faits que viande froide,

Guidée par une main anonyme

Où le code barres remplace l’ego.

Nous nous cherchons, aveugle et sourd

Face à un monde qui s’ennuie et nous ennuie,

Entre un passé qui s’allonge

Et un avenir qui s’écourte,

Le rapprochant de ce point Oméga

Qu’inconsciemment nous aspirons.

 

 

 

Par arcanes971
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Vendredi 25 décembre 2009 5 25 /12 /Déc /2009 16:49

 

 

 

 

 

 

                                     KAROL le CRACOVIEN

                                     hommage à JEAN-PAUL II

 

 

 

 

 

Heureuse l’époque

A laquelle naît

Un grand homme

Dans quelle patrie

Du monde que ce soit.

 

 

 

 

Je chante l’âme d’un homme

Qui Premier entre tous

Venu des contrées Hyperboréenne

Du pays des deux fleuves.

Appelé par ses pairs

Pour gréer la barque du pécheur.

Il vient la croix au poing

Avec ses peines immenses

Ses joies démesurées

A la poursuite d’une quête.

Possédé d’un seul désir

L’amour en l’humanité.

Pour ce faire il lui faut

Vaincre sa propre peur.

 

 

Etai-il seul

En ce monde d’apocalypse proche

A contempler le soleil ?

Etait-il seul

A chercher un Dieu

Dans le labyrinthe des vérités ?

Combien de portes a t-il ouvertes ?

Que nos regards se portent vers lui

Qui sur la route de l’humanité

Venait à nous,

Solliciter à plus d’humilité.

 

A l’horizon du ponant

La brume enveloppe d’un halo

D’un ciel de mille miroirs

Le calice du Graal.

Maintes fois le Cracovien s’inflige

La solitude de rejeter le doute.

Ce bruissement du cœur.

Longtemps son Dieu l’éprouve

Dans le labyrinthe des vérités

Face à ce monde en gestation.

 

Acquérir l’énergie

De vivre la réalité évangélique

La rendre sensible à ce monde.

Entraîner l’homme vers ce grand large

Où réside la force de l’espérance.

 

 Une nuit

De claire lune sûrement

D’une étoile inconnue

Une gerbe de feu s'épanouit.

Émergence d’un appel ou-bien

L’annonce de violences aveugles.

L’étoile, telle une larme brille

Dans les yeux du Cracovien.

Un vent chaud comme celui

Des collines flétries de Judée,

Caresse son visage.

Est-ce moment qui lui fut donné

La perception ce que peut-être

Le monde dans sa gloire ?

De voir plus loin,

Plus clair en son âme ?

Le vent chaud de Judée lui apporte

La vision de sept oliviers aux troncs difformes

Torturés par les ans,

Du jardin de Gethsémani.

Des cailloux leurs servent d’atèles,

Afin de soulager leurs poids de l’immortalité,

Témoins du temps de Tibère

Des souffrances du Fils incarné de Dieu.

Leurs racines plongent au cœur de l’histoire

Recherchent une force pour mieux affronter

Le spectacle désordonné du monde.

Dans le jardin de Gethsémani

Sept oliviers, toujours verts, comme si,

Leurs jeunesses étaient éternelles.

Sept oliviers que le vent du soir

Effleure les branches porteuses de fruits.

Ce même vent

Caresse le visage du Cracovien.

 

 

 

... Je vous salue Vierge Marie,

Bénie entre toutes,

Je soupire vers Vous...

 

Depuis la veille il est là,

A genoux, au milieu des pierres

Endormies de la chapelle égarée

Dans l’immensité de la basilique,

Loin de toute rumeur,

Simplement troublé des pas des gardes.

 

Silence vivant !

 

A genoux devant l’image de la Vierge Noire,

Bravant l’ensorcellement du moment,

La lassitude du corps,

Le Cracovien prie.

Prière fervente.

Il lui faut tremper son âme,

Vaincre son corps, le fortifier.

Il en mesure l’angoisse,

Mêlée de fierté

Du privilège d’une Renaissance.

 

...Vous êtes l'Étoile qui brille,

Mon âme à Dieu, mon cœur à vous ...

 

La nuit poursuit sa route,

Il en mesure le temps,

De ce qui reste du cierge.

Demain.

Face au monde qui attend

Il recevra son titre,

Les clés de son royaume.

La crosse sera sa lance.

 

... Mon âme, ma vie à Vous,

L’honneur pour moi, étoile du matin,

Que votre humanité, cette puissance spirituelle,

S’harmonise en moi,

Me donne la force d’utiliser

Les richesses mutilées par l’homme:

Savoir autre

Voir autrement

Sentir différemment...

 

...Frère, voici le heaume,

Que ton cœur en porte fierté.

Ton temps est celui des grandes espérances.

 

Que la sagesse triomphe de l’ignorance,

Chevalier de nos temps !

Voyage, affronte les masques de l’homme !

Imprime ta marque !

N’ai de crainte que d’une seule colère,

Celle de Dieu

Et au-delà, la tienne !

 

Face au crucifix, épée de son pouvoir,

La voix du Cracovien résonne.

N’ayez pas peur ! “

Et le monde comprit que du ciel

Un Dieu envoyait son témoin.

 

Il baisse la visière,

Le combat contre les forces

Peut commencer.

 

A l’aube de ce millénaire

Le Cracovien est-il le bâtisseur sidéral

D’une nouvelle humanité ?

Recherchant une identité hors des frontières,

Occasion de défit !

Comme les chevaliers errants,

Il affronte les périls

D’une gloire ne lui appartenant.

Comme eux,

Il étanche une soif de la découverte,

Message à une nouvelle vie.

Lui aussi, quête le Graal !

Lui aussi, cherche une Écriture

Dans l’immensité de ce monde.

Lui aussi, va plus haut

Au-delà de sa propre peur.

 

Ce conquérant imaginait-il

La terre dans sa course circumstellaire ?

Elle longe les fleuves de pierres

Roule dans l’océan des espaces

Lieu des astres, ces points d’interrogations.

Mais plus loin, plus loin,

Les galaxies de l’infini

Nodules tourmentées chevelues,

Matières de vies hermétiques.

 

... Astres chevelus dites-lui vos secrets,

Que ces mondes “ habités “,

Sauront un jour rendre

Le ravissement aux hommes.

 

Qu’il parle ou qu’il se taise

Le Cracovien offre une impression

De garder en lui le silence.

Un mur face à son monde extérieure.

A moins que se ne soit

Une invitation au fil de sa pensée

Où aucune fêlure ne s’introduit.

Sa vie ainsi défile

Comme le fleuve dans ses fougues,

Ses paresses, selon le moment.

Des bruits de fer

Des sanglots

Des chants montent du fleuve.

Ceux-là s’agrippent à lui comme le liseron.

Sa colère éclate

A tenter de comprendre

Ses semblables qui s’entêtent

D’établir un pouvoir en rabaissant

La dignité humaine dans la servilité.

Lui aussi a subi l’oppression,

La pollution de l’esprit,

Mais jamais il ne s’est départi de sa foi.

Il a apprit qu’une révolution, sans l’esprit

De l’essence de la vie, n’est qu’illusion.

 

Il tend aux blessés de la vie

Un gué vers son Dieu.

Il s’obstine dans ce combat

D’un seul mobile : l’homme !

Il crée un vaste champ où il invite

Avec douceur et chaleur de pénétrer.

 

 

Il était seul avec sa croix

 

Il entendai le dernier soupir

La dernière voix

Ce silence tombe

Comme l’ombre d’une feuille.

 

Il était seul avec sa croix.

 

Écoutait le monde rugir en lui.

Il y en a qui prie

Il y en a qui tue

Courbé sous le poids de leurs solitudes

Lui, vivait avec sa croix, seul.

Par arcanes971
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Samedi 31 octobre 2009 6 31 /10 /Oct /2009 03:28
 

 

 

SILENCE POEME

 

 

 

 

La nuit son ode

L’ombre son calligraphe

 

Ombre silence

Aveugle nos sens

Quête une éternité

 

Comme le vent sur la lande

Le temps passe

Reste

Le regard des yeux

 

Compagnon silence

Fragile dans la solitude

Généreux de soleil

 

La nuit découpe

La silhouette des étoiles

En ombres bleues

 

Le temps s’arrête…doucement

Façonne l’ombre

Dans sa lumière éteinte

En ombres aquatiques

                             Des jours de pluies

 

Hémorrages caricatures

De rêves fantasmagories

                               De nuits Océane

                               Silence du soir.

 

 
La tombée du jour

Réconcilie l’intimité

Silence de nuit.


La quiétude suspend

Le mouvement

Silence tristesse

Retient au vol

L’image d’hier

 

Silence aigre

Renâcle le germe

Né d’ennui

 

Silence du silence

Toute chose polarise

L’espace clos d’étoiles

 

Pleurs dans les cœurs


Tristes sont les âmes

Sur les ans passés

De tant de nocturnes

En de nuits lourdes

De gouttes-lumières

Hier roses

Aujourd’hui blanches

Demain cendrées

 

Par arcanes971
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Vendredi 30 octobre 2009 5 30 /10 /Oct /2009 22:14
 

 

POUR LA POESIE

 

 

 

 

 

Pour la poésie de l’aube des temps

Jour après jour

Déroule le voile des vagues

En ondulations recommencées

Au souffle éclaté

De l’écume jaillissante.

Auréolée au soleil levant,

Surgit épanouie

Encore drapée du voile de Morphée.

Ondine au matin !

Apparition nue !

Fragilité de l’instant !

Poésie Mère

Poésie Amante

Matrice du monde !

Corps et âme dans l’immortalité

De l’acte d’amour.

Corps et vague confondu

Au embrasement de l’unité.

Corps modelé au matin

Au soir achevé de l’Œuvre.

 

 

Pour la poésie, constructeur de mots

En conjugaison vocale qu’elle sculpte,

Oblation au dialogue,

Entrouvre la symphonie de la vie,

Nous fait marcher

Chemise aux quatre-vents

Sur la route du troisième millénaire

Par la porte Première de l’élévation.

 

De ces moments nous sommes silences.

 

Pour la poésie, princesse roulée

Dans ses hardes multicolores,

Cendrillon à l’hôtel de la lune

S’endort au fond d’un lit de rêves froids.

Ne se plaint,

Oublie le temps présent,

Se dit que la route est longue

Mais la vie belle,

Épuisée aux petits matins

S’éveille avant le soleil

Parce que endormie après lui.

 

 

La société dévore,

Indifférente aux larmes de perles rares,

Telle une goule lacère sa vie au scandale.

Pour la poésie, du fil des Temps

Écrit des oves en spirales,

Happé par le vent de la dérision.

Amours à la croisée des destins,

Amours à l’église du néant.

Pour la poésie, ivre de liberté

Avant d’embrasser le froid de la vie,

Verse quelques larmes sans haines.

Pour la poésie, aux couleurs de l’arc-en-ciel,

Offre à nos lèvres le sentiment

De la saveur noble du partage,

Se sent le besoin pour sa tranquillité

De préserver sa beauté en une chaleur intime.

Pour la poésie, plaisir de l’émotion

Nature de l’homme du courage d’oser

De la prononcer sans éclaboussure,

En consommer son énergie

Sans en consumer sa lumière.

 

 

Ses couleurs parlent dans l’éblouissement

Des sens et le cœur bat plus fort.

Pour la poésie, autour du mot amour,

Image d’une magie des voyages,

Transperce l’immensité des silences

D’une humanité se recréant.

Reflet universel se confond dans l’attente

De l’Espace-temps unit.

Pour la poésie, une interrogation :

De la beauté des étoiles,

De la beauté de l’air,

De la beauté de la mer,

De la beauté de la nature.

Tous répondent... Amour.

Pour la poésie, qu’en cette nuit

Revit l’antique rêve de l’alchimiste,

Vers ce point du commencement premier,

Du pays du moi de la Pensée,

D’une genèse d’un autre soleil.

 

 

 

 

 

 

Sa lumière lève le voile

De Shîva et de Bouddha de l’obscurité,

Amon Râ resplendit,

Osiris à ses côtés.

Près de la porte de la Vie et la Mort,

Orphée en est le gardien,

Au pays du moi de la pensée.

Pour la poésie, il eut un Point,

La spirale se libéra de l’amas:

Origine au référentiel de l’Essence du Tout.

Pour la poésie, il eut un Commencement,

D’une poussière cosmique éclatée:

Perceptibilité du macrocosme-microcosme.

Pour la poésie, il eut un Soir,

Le Verbe s’encra dans l’Être.

Pour la poésie, est-ce le calice du Graal

Que l’âme cherche depuis des temps

Et s’abandonne au sacrifice du mal,

Où le sang coule le long des vallées,

Se fige sur la chaussée des rues,

Éclabousse en pétales rouges les corps ?

 

Pour la poésie, il n’y a pas d’ombres,

Moments d’images d’arc-en-ciel,

Offre sa Parole d’un monde sans frontière,

S’ouvre à l’opalescence automnale,

Images de l’émotion sur la voie de l’amour.

Pour la poésie, d’une imaginaire envolée

De nuages gris

De nuages blancs

File selon le vent.

Souffle unique que l’on caresse en rêve.

Pour la poésie, qui a peur de la pensée froide

D’une hantise des silences de l’ailleurs,

Baignés de soleils nains en rupture d’une

Raison irréfléchie.

Pour la poésie, qui demande à la parole

L’effort de chercher les mots

De ce possible d’un seul avenir

Nommé Nous, d’un monde nouveau.

Par arcanes971
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